Personnages et faits marquants

Nataleluciani
Natale LUCIANI :

Natale Luciani. Militant culturel et politique de la première heure, il avait avec Canta u Populu Corsu participé au Riacquistu Culturale, à défendre la Langue Corse son peuple et sa terre. Militant politique engagé au FLNC, Natale Luciani avait été interpellé en avril 1984 pour détention d’explosifs, il avait été condamné à sept ans de prison en mai 1985 lors de son procès par le tribunal de grande instance d’Ajaccio. Il revendique lors de son procès son appartenance au FLNC.

L’année de son arrestation, un commando du FLNC avait tenté de le faire libérer de prison pendant l’opération militaire ou les assassins de Guidu Orsoni avaient été exécuté. En juillet de la même année (85), il comparaît devant la cour d’assises de Lyon pour l’affaire de la prison d’Ajaccio et est acquitté.

Quelques années plus tard, en 1988, emprisonné à la centrale de Saint-Maur dans un quartier de haute sécurité en compagnie de Pierre Albertini, ils auront tous les deux un rôle déterminant en évitant qu’une mutinerie des détenus ne dégénère et en protégeant le directeur de la prison. Il est libéré en 1989 à la faveur de la loi d’amnistie et revient à Ajaccio. Il ne réintègre pas l’Éducation nationale maïs la direction régionale des affaires culturelles où il travaillait encore jusqu’à ces derniers jours.

Les scissions puis les affrontements sanglants entre les différents mouvements nationalistes atterrent ce militant sincère et idéaliste qui s’est toujours tenu écarté des luttes de pouvoir. Le gâchis des années 1990 l’écarte des structures. Il n’en restera pas moins un nationaliste convaincu, exprimant sa solidarité lors des soirées de soutien aux prisonniers notamment. Mais il limitait désormais son action au militantisme culturel et à la transmission de la culture corse aux jeunes générations.

Après sa libération, le chanteur de Canta u Populu Corsu, groupe très engagé en faveur des nationalistes dans les années 80, s’était consacré à une école de chant pour les enfants, qu’il avait fondée.

À son retour en Corse au début des années 90, il crée « a scola di cantu » pour former de jeunes chanteurs et musiciens. Il anime des ateliers de musique et de chant dont sortiront les voix montantes du chant corse de ces dernières années. Natale Luciani avait à coeur de transmettre aux jeunes corses ces valeurs ancestrales. L’année de sa mort, ces mêmes jeunes corses lui ont rendu hommage le jour de « A Festa di a Nazione ».

Natale Luciani est décédé dans la nuit du 7 au 8 décembre 2003.  Alors qu’il conduisait, de Buccugnà (où venait de se terminer a Fiera di a Castagna, la Foire à la Châtaigne) à Tavera, son village (situé à proximité de Buccugnà). La Corse venait de perdre un grand homme, pur, honnête, et droit. Il n’avait que 54 ans, mais sa mémoire n’est pas prête de s’éteindre, et, comme on dit chez nous, « Natale Luciani sempre vivu ».

Source "Corsica infurmazione - 7 décembre 2013"

 

Un film lui a également été consacré.

Il peut être visualisé à l'adresse suivante :

http://mareterraniu.com/?p=Documentaires&i=5&v=28&t=Natale-Luciani-cresce-a-voce

Source "Natale Luciani, "Cresce a voce" Un film de François Karol et Lavinie Boffy / Coproduction France 3 Corse et Mareterraniu, Documentaire, 52 minutes, Béta Numérique, 2006 "

 

François QUILICI :

François Quilici est né en Corse à Bisina. Ancien élève de l'école supérieure des arts appliqués Duperré à Paris, il a fréquenté l'atelier d'Anne Casteret à Montmartre puis les ateliers de l'Institut Goetz à Paris où il peaufinera la technique du nu féminin poursuivant ainsi sa recherche picturale.

 

 

L'attachement à ce parcours pictural, l'amènera trente ans plus tard sur la scène internationale exposant dans les plus grandes villes du monde : Paris, New York, San Francisco Shanghaï, Tokyo, Osaka, Dubaï...

 

 

La peinture de François Quilici est marquée par la Corse de son enfance : ses paysages ont un goût de terre et de cendre, ses femmes, fuyantes apparitions, sont comme encrées dans une glaise originelle. Les tons fauves, les mauves délicats, les verts et bleus minéraux côtoient les couleurs terre, azur et rouge presque sang sans jamais se heurter. Sa palette délicate et sensuelle ne cède la place ni à la facilité ni au racolage. L'acuité du trait et l'intensité des couleurs n'excluent pas la douceur, l'infini respect, le désir de mettre en valeur le sujet dans toute sa plénitude avec sensibilité et émotion.

 

 

François Quilici renouvelle avec une grande subtilité l'art difficile du nu féminin, inscrivant le corps et les éléments naturels : eau, terre, air, feu dans une même idéale et éternelle unité.

Source : Galerie G'M       Voir le site de la galerie

Voir le site de François Quilici

Victor sinet
Victor SINET :

Journaliste sportif français spécialisé dans le football durant une grande partie de sa carrière. Il fut l'une des grandes plumes de L'Équipe et de France Football pendant 43 ans et signa également nombre d'ouvrages, notamment sur le football corse. Il a couvert dix Coupes du monde de football.

Né officiellement à Marseille, aurait vu le jour le 17 mars 1929 à bord d'un bateau effectuant la liaison Ajaccio-Marseille, d'où l'attribution de la cité phocéenne comme lieu de naissance. Il meurt le 17 septembre 2012, à l'âge de 83 ans.

Ardent défenseur de la langue corse. Il a durant toute sa vie été profondémment attaché à son village, Albitreccia.

Abbé Stefani
L'abbé STEFANI :

L'abbé Stefani, curé de Grosseto, a été une figure marquante dans notre village. Estimé et apprécié de tous il fait encore figure, aux yeux des anciens, de "Saint homme".

 

Le bandit Quastana : 

Gazette des tribunaux (20 février 1842)

"Le bandit Stefanini , qui s'était acquis une horrible célébrité et qui a été tué ces jours derniers par deux militaires du bataillon des voltigeurs corses, était revenu de Sardaigne avec le nommé Quastana Toussaint, d'Albitreccia, prévenu d'assassinat, et l'avait engagé à l'accompagner dans les environs de Sari, mais sans lui faire part de son intention d'arrêter M. le maire de cette commune et de le mettre à contribution. 

Quastana n'aurait connu les projets coupables de Stefanini que lorsqu'ils étaient déjà réalisés. Indigné de la conduite du bandit de Sari et considérant son action comme une lâcheté, Quastana se serait non seulement séparé de lui, mais il aurait donné, assure-t-on, les indications d'après lesquelles la force armée est parvenue à atteindre Stefanini. Non content d'avoir facilité la punition de ce vil assassin, Quastana aurait encore fait recouvrer à M. le maire de Sari la presque totalité de la rançon de 4,000 fr. qu'il avait payée à Stefanini. 

Tels sont les faits dont on nous garantit l'exactitude, et qui ont quelque chose d'atténuant pour Quastana et de singulièrement caractéristique. C'est le vieux bandit corse qui répand le sang de son ennemi dans un duel de vingt, de trente ans, toujours précédé d'une déclaration de guerre, parce qu'un affreux préjugé lui en fait un devoir, qui respectera son bien, sa fortune, sa femme ses enfants, mais qui frappe de ses armes le bandit sicilien qui reçoit en argent le prix du sang qu'il a répandu. 

Le temps, espérons-le, détruira bientôt parmi nous ces préjugés barbares qui font d'une vengeance homicide un fatal point d'honneur; alors nous n'aurons plus de bandits ni à la façon de Quastana ni à la façon de Stefanini."

 

Date de dernière mise à jour : 15/12/2016